Caractéristiques socio-économiques 

Géographie et histoire
Démographie
Habitat
Aménagement, urbanisme
Transports et déplacements
Economie
Formation et emploi
Services à la population

  

GEOGRAPHIE ET HISTOIRE : « Territoire de frontières à l’écart de sites urbains »


Le territoire demeure à l’écart de l’axe majeur de développement de la Haute-Normandie (la vallée de la Seine) et de sa capitale régionale (Rouen) bien qu’il bénéficie de la proximité des agglomérations de Dreux et d’Evreux et de l’Ile de France.

Il se caractérise par une géographie et des paysages variés (plateau et petites vallées) pouvant constituer une ressource importante à préserver et à valoriser, tant pour le tourisme et l’agriculture que pour l’accueil de nouvelles populations ou d’entreprises. 

Le Pays d'Avre, d'Eure et d'Iton, frontière d’hier entre le Pays des Normands et le Pays des Francs et frontière d’aujourd’hui entre les régions de Haute Normandie, du Centre, de Basse Normandie et de l’Ile de France, est une terre de contact entre le Pays d’Ouche, le Pays du Perche, le Pays Drouais.
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DEMOGRAPHIE : « Des dynamiques démographiques contrastées »


Le Pays d'Avre, d'Eure et d'Iton dénombre 58 950 habitants. II se caractérise par une croissance démographique positive sur l’ensemble de son territoire, bien qu’elle soit plus prégnante au nord et à l’est. Cette croissance est due au solde naturel, mais encore plus au solde migratoire (en provenance essentiellement d'Evreux, de Dreux et d'Ile de France) positifs.

C’est un territoire rural en voie de rurbanisation : cinq communes-bourgs ont plus de 2 000 habitants et douze communes fortement périurbaines dénombrent aujourd’hui au moins 1 000 habitants.

C’est un territoire plutôt jeune (30 %% de jeunes de moins de 20 ans – le taux national est de 26,5%%) ; mais c’est aussi un pays de personnes âgées (phénomène très notable dans le canton de Breteuil - 19,6%% de personnes de plus de 60 ans). Ce qui implique un déficit comparatif de la tranche 20/59 ans, c’est à dire les personnes en âge de travailler (50,8%% contre 53,6%% au plan national).

Enfin, c’est un territoire également de résidents secondaires (20 %% du nombre total de logements), essentiellement originaires de la région parisienne.

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HABITAT : « Une demande résidentielle forte


Les 22 000 résidences principales, que compte le Pays d'Avre, d'Eure et d'Iton, se concentrent dans les communes chefs-lieux de canton, à savoir par ordre décroissant : Verneuil-sur-Avre, Breteuil-sur-Iton, Saint André de l’Eure et Damville. Ces communes représentent 40 %% des résidences principales du Pays.

Les logements sociaux sont inégalement répartis et concentrés principalement sur ces communes centres. Pour autant, des logements ont aussi été développés par d’autres communes plus rurales (Francheville, La Couture-Boussey, Bourth, Tillières-sur-Avre, St-Georges-Motel , Croth, Prey, Gouville, Corneuil, St Ouen d’Attez, Ste Marguerite de l’Autel,…). Ce type de logements permet de conserver une population jeune sur le territoire et de "fluidifier" le marché de l'habitat local. En outre, le logement social ne constitue pas une demande marginale (près de la moitié des ménages du pays sont des foyers fiscaux non imposés).

Le poids des résidences secondaires (20 %% du total des logements) apparaît comme important. Ces résidents secondaires apportent au territoire du Pays d'Avre, d'Eure et d'Iton  un flux économique non négligeable pour l’artisanat et le commerce local. 5 700 résidences secondaires correspondent à une capacité théorique d’accueil de 17 000 à 23 000 personnes supplémentaires. Néanmoins, de nombreuses résidences secondaires se transforment aujourd’hui en résidences principales lors de la retraite des résidents.

Le Pays d'Avre, d'Eure et d'Iton enregistre un nombre croissant chaque année de permis de construire (de l’ordre de 300 par an aujourd’hui). La construction de logements fait apparaître une dynamique de la propriété individuelle (2/3 des permis de construire).

Quatre communauté de communes mettent en œuvre (ou ont mis en œuvre récemment) des Opérations Programmées d’Amélioration de l’Habitat (OPAH) : Breteuil-sur-Iton, Damville, Porte Normande (St André de l’Eure) et Verneuil-sur-Avre. 
 
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AMENAGEMENT, URBANISME : « Une urbanisation latente »


Le Pays d'Avre, d'Eure et d'Iton compte une trentaine de sites d’activités (existants ou en projet), pour un total de plus de 600 ha. Les surfaces aménagées représentent environ un tiers des surfaces, les deux tiers sont des réserves ou des intentions d’aménagement. Les disponibilités opérationnelles demeurent faibles (une trentaine d’hectares). Les principales zones d’activités économiques se concentrent sur les communes de Breteuil sur Iton, Damville, Marcilly-sur-Eure, Prey, St André de l’Eure, Tillières-sur-Avre et Verneuil-sur-Avre. 

Le territoire voit ses besoins en accueil d’entreprises augmenter. D’une part, la disponibilité foncière reste encore réduite, et d’autre part le territoire est de plus en plus sous l’influence des marges franciliennes.

L’architecture locale à pans de bois (emblème de la Normandie) persiste dans le territoire par l’intermédiaire d’exemples dispersés. Cependant, le modèle de construction le plus répandu utilise la maçonnerie enduite et la brique en encadrement des ouvertures.

L’architecture contemporaine (immeubles collectifs et pavillonnaires) s’est notamment développée dans les chefs lieux (Verneuil, ...) et les communes rurales périphériques ayant enregistré une dynamique importante de la construction (Avrilly, Buis-sur-Damville, le Chesne, Condé-sur-Iton, la Fôret du Parc, Francheville, Gouville, Grossoeuvre, Prey,...).

La plupart des espaces publics ont connu des réaménagements visant à restreindre les facteurs de dysfonctionnements urbains (Breteuil-sur-Iton, St André de l’Eure) et deviennent ainsi des lieux de convivialité à préserver ou à développer.

Dans le Pays d'Avre, d'Eure et d'Iton, 47 communes sur 85 disposent d’un outil de réglementation et de planification de l’usage des sols (POS ou MARNU). Néanmoins, quelques communes ayant enregistré une dynamique de la construction non négligeable n’en disposent pas : Francheville, La Guéroulde ou Illiers l’Evèque.

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TRANSPORTS et DEPLACEMENTS : « Un réseau encore un peu juste… »


Le Pays d'Avre, d'Eure et d'Iton, carrefour entre le sud de la Haute Normandie, l’ouest de l’Ile de France, le nord de la Région Centre et l’est de la Basse Normandie, est organisé autour de deux axes structurants (le T inversé des RN12 et RN 154 et la ligne ferroviaire Paris Montparnasse-Granville).
Il est traversé par des routes départementales d’intérêt régional (RD 840 à l’ouest vers Rouen et RD 939 vers Chartres) et des routes locales comme la RD 51 (Evreux/Verneuil-sur-Avre), la RD 52 (Evreux/St André/Marcilly s/Eure) et la RD 833 (Breteuil/St-André).Le réseau ferroviaire vers Paris constitue un atout indéniable. Cependant, la qualité de desserte peut encore être améliorée, bien que des efforts notables aient été réalisés. L’absence de réseaux en direction d’Evreux et de Rouen se fait cruellement sentir.

Les transports collectifs régionaux se font essentiellement par autocar, ce qui ne facilite pas le développement des relations entre le territoire et la capitale régionale (en particulier pour les étudiants susceptibles d'aller à l'Université de Rouen même si une liaison spécifique a été créée le dimanche soir et le vendredi soir).

Les transports collectifs locaux reposent sur quelques initiatives (taxi à la demande sur Damville et St André, autocar les jours de marché à la Guéroulde et Mesnil sur l’Estrée, Navette de Verneuil,…).

Les faibles facilités de communication avec Rouen (notamment en train), le fait que l’on soit le territoire le plus au sud de la région, que la gare parisienne desservant le Sud de l’Eure soit Montparnasse et non St-Lazare (comme pour le reste de la Haute-Normandie) contribuent au développement d’un sentiment parfois nuancé d’appartenance à sa région de rattachement. 
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ECONOMIE : « Une économie fragile et de plus en plus dépendante » 


L’économie du territoire s’appuie sur l’industrie et le bâtiment/ travaux publics, (9 800 actifs), l’agriculture (1 400 actifs) et l’activité tertiaire (9 000 actifs).
La moitié des emplois offerts dans le territoire est concentrée sur quelques pôles locaux : Verneuil-sur-Avre, Breteuil-sur-Iton, St André de l’Eure, Tillières-sur-Avre, Nonancourt, Damville, La Couture-Boussey, Grossoeuvre, Garennes-sur-Eure, Marcilly-sur-Eure,… Par ailleurs, quatre pôles d’emplois importants bordent le Pays : Evreux, l’Aigle, Mantes-la-Jolie et surtout Dreux.

L’industrie locale est issue d’une industrie du passé, basée sur l’exploitation du minerai local, l’énergie hydraulique de l’Avre, de l’Eure et de l’Iton, l’existence d’une filière métallurgie et travail des métaux. Cette industrie a également bénéficié des délocalisations de l’ouest de l’Ile-de-France (exemple Airwell à Tillières-sur-Avre). De manière plus éparse, une filière sur la fabrique d’instruments à vents existe à La Couture-Boussey ainsi qu’une industrie de pointe sur la confection de chocolats de luxe à Damville.

L’activité agricole occupe fortement le territoire avec 67%% des surfaces du Pays. Elle est caractérisée par des productions à haut rendement, une mécanisation importante et quelques retombées indirectes et limitées dans l’agro-alimentaire.

L’activité artisanale a un tissu stagnant, mais qui reste fragile par le vieillissement de la population des chefs d’entreprises et les difficultés de leur transmission.

Les activités du tertiaire et du commerce génèrent un nombre significatif d’emploi mais surtout dans les services opérationnels (sous la forme d’intérim). 
 

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FORMATION ET EMPLOI : « Une situation de l’emploi peu maîtrisée »


Plus de la moitié des 25 000 emplois du territoire du Sud de l’Eure est concentrée sur quelques pôles : Verneuil-sur-Avre, Breteuil-sur-Iton, St André de l’Eure, Tillières-sur-Avre, Nonancourt, Damville, La Couture-Boussey, Grossoeuvre, Garennes-sur-Eure, Marcilly-sur-Eure. Les emplois peu qualifiés prédominent, situation liée en partie aux types de postes offerts dans l’industrie.

De nombreux actifs disposent d’un emploi aux marges extérieures du Pays : Dreux, Evreux, l’Aigle et Région Parisienne. Ce qui engendre un nombre important de migrations alternantes (plus de 6 700 actifs travaillent en dehors du Pays).

Le chômage a eu tendance à augmenter sur le long terme. Aujourd’hui, le Pays comptabilise 2 700 demandeurs d’emploi. Le nombre de demandeurs d’emploi en grande difficulté est assez significatif.

L’installation récente d’une antenne de l’ANPE et deux antennes de la Mission Locale d’Evreux permettent de répondre aux besoins de ces demandeurs d’emploi en difficulté ainsi que de mettre en place des outils individualisés d’accompagnement et de suivi. 
 
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SERVICES A LA POPULATION : « Des services en voie de mutation »


En matière de services et commerces, le territoire du Sud de l’Eure est constitué de cinq pôles structurants (Verneuil-sur-Avre, Breteuil-sur-Iton, St André de l’Eure, Damville, Nonancourt-commune mitouenne) et de onze pôles complémentaires (Bourth, Tillières-sur-Avre, La Couture-Boussey, Prey, Illiers l’Evêque, Mesnil-sur-l’Estrée, Marcilly-sur-Eure, Garennes-sur-Eure, Francheville, Condé-sur-Iton et Saint-Georges Motel). La tendance est la diminution constante des équipements et services à la population (services publics, garage, bar-tabac, épicerie, boucherie-charcuterie, distributeur de carburant,…), bien qu’un certain nombre de services, notamment en matière de para-santé (kinésithérapeute, ambulancier, vente de matériel de santé,…), soient en nette augmentation.
L’offre de services sanitaires est en complète réorganisation. Le Schéma Régional d’Organisation Sanitaire a mis en place une complémentarité entre l’hôpital de Verneuil-sur-Avre et les hôpitaux d’Evreux et de Dreux. Les services de chirurgie et de maternité ont été nettement allégés, alors que les services d’urgence et de réanimation ont été renforcés. Par ailleurs, des projets de réaménagement des maisons d’accueil des personnes âgées ont été engagés (Breteuil-sur-Iton, Cintray,…).L’offre aux personnes âgées comporte diverses maisons de retraite, un service de portage de repas à domicile (Verneuil-sur-Avre, Breteuil-sur-Iton) et les services de l’ADMR (aide ménagère, travailleuse familiale, soins infirmiers,…).

Pour les enfants et adultes handicapés, une bonne dizaine d’établissements existent et forment ainsi un des taux de concentration les plus élevés de la région Haute-Normandie.

En matière d’enseignement, le Pays compte une soixantaine d’écoles maternelles et élémentaires, 10 collèges (de territoire ou de rattachement), 2 lycées publics, 1 lycée privé et le pôle d’enseignement agricole de Chambray. Sur le long terme, la tendance du nombre d’élèves est globalement à la baisse mais cache des augmentations au niveau de la maternelle et du primaire.
 
En matière de services à l’enfance et à la jeunesse, de nombreux équipements et services ont été créés sous l’impulsion des contrats territoriaux de la CAF de l’Eure et du programme LEADER + du Pays d’Avre et d’Iton. 4 maisons de l’enfance, 15 centres de loisirs, et 7 accueils de jeunes adolescents ont été créés ou développés. Le taux d’équipements a été ainsi multiplié par 4 et couvre aujourd’hui la quasi-totalité du territoire.